Écriture et Poésie:


LA NEIGE ET LE FEU

Ce matin ne sont blanc que les flocons de neige
Clé de sol de saison qui lance ses arpèges
Et accroche ses blanches aux rubans de bitume
Qui moussent de plaisir comme de la blanche écume
A Gaza c'est le feu que les hommes font pleuvoir
Ils crient de part et d'autre que là est leur devoir
Les Yeux veinés de sang, ils se disent tous pieux
Et sèment le chaos en crachant sur leur dieu
Qui d'ailleurs est le même, c'est pour lui qu'ils s'étripent
Pour le malheur de ceux qui n'ont pas une fripe
Et changeraient le feu pour un flocon de neige
Qu'un rayon de soleil à lui seul désagrège.

Que le vent de l'amour se lève au nouvel an
Ce sera ma prière de sombre mécréant
Pour que tous ceux qui hurlent et jettent l'anathème
Sur les hommes et les femmes qui se disent je t'aime
Soient guéris du venin de haine et de violence
Et qu'enflammés d'amour ils trouvent la délivrance
Il n'est qu'un seul blasphème, celui de la terreur
Au bras armé des lâches qui usent de la peur.
Une fille qui apprend, une femme qui ose
Serait plus dangereux qu'un idiot qui explose?
Ils ont moins peur de dieu que de la liberté
Effrayés à l'idée, qu'elle, pourrait exister

Chris Lapin
Janvier 2009


NOUVELLE:  Il DIAVOLO (Le Diable)
Nouvelle écrite pour le concours du musée de la bière de Saint Nicolas de Port.
Cette nouvelle dont l'intrigue se passe dans une brasserie (thème imposé) n'a pas été sélectionnée parmi les 5 meilleures qui ont été publiées.
Mais vous pouvez la lire en cliquant sur le lien ci-dessous. c'est une nouvelle "Dantesque" si vous aimez les Thrillers, n'hésitez pas.
IL DIAVOLO


Chris Lapin  aime s'inspirer des créations de Jean-Luc Dumont pour écrire ses textes.

Ici, Gaïa, sculpture de Jean-Luc, semble porter tous les maux de la terre défigurée, mais ne se résigne pas et espère avoir encore le dernier mot.

Gaïa

Orgues de Brabarie d'une branche

Figuiers de Barbarie de l'autre

Que de barbaries portes-tu

Gaïa la belle plante

Née du premier chaos

Tu généras le ciel

Tu voulais être un ange

l'Homme fit de toi un démon.

Déjà, tes racines gourmandes

Chaussent des sabots pointus.

Pourtant, ton sourire incertain

 Nous caresse le coeur.

On sent en te voyant

Que tu y crois encore.

L'homme n'est pas si mauvais

peut-être est-il encore temps.

Avec beaucoup d'amour

On peut refaire le monde.

Et l'on pourait te voir

Rechausser ton humus.

Voir refleurir la vie

Dessous tes frondaisons.

Chris Lapin


Le temps de l'ÊTRE

Jean-Luc Dumont

Pour le contacter:

jldumont@proche-sur-yon.fr

 Venu de ce futur

Où l'on rève d'hier,

C'est lui l'être en bois brut

Qui veut défier le temps

 

Il marche à pieds carrés

Sur le grand livre ouvert

Des cernes de son bois

Qui trahissent son âge

 

Il porte à bout de bras

La terre et ses dégâts

Pourtant, il nous invite

A n'en pas rester là

 

Il est le porte clefs

La porte et la poignée

Qui fait un pied de nez

Au temps qui est passé

 

Il veut que la roue tourne

Et tourne la planète

par ce grand pédalier

Qu'il a derrière la tête

Un clin d'oeil à la vie

une nimbe céleste

Pour ponctuer le temps

Qu'on ne reverra plus

Il a les doigts crochus,

Mais pas par avarice,

Il s'accroche à la terre

Au sein de sa nourrice

 

C'est un être vivant

Qui vit de l'air du temps

Aimant la compagnie

des êtres différents

 

Il adore l'être humain

Et l'être féminin

Ce sont deux façons d'être

L'un ne va pas sans l'une

 

Elle est l'astre de l'un

Lui vit au clair de l'une

Et veut briller pour elle

Du feu de sa tendresse

 

Car seuls, ils ne sont rien

Ensemble, ils font le monde

Avec les autres êtres

Tous les êtres vivants

 

Chris Lapin

Pour lui écrire:

Chrislapin@proche-sur-yon.fr







Haut de page